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Nous achetons dans cette situation

Une maison insalubre sur les bras : que faire, et comment vendre ?

Une maison insalubre n’est pas seulement un bien dégradé, c’est un statut administratif, avec arrêté du bourgmestre, interdiction de louer et travaux imposés dans des délais serrés. Quand le propriétaire ne peut pas financer l’assainissement, la vente en l’état à un professionnel devient la sortie la plus réaliste. C’est notre métier.

Rachat malgré l’arrêté d’insalubrité

Même avec un arrêté du bourgmestre, une interdiction de louer et des travaux imposés, nous achetons, en l’état, et l’assainissement devient notre chantier.

Qui décide qu’une maison est insalubre en Belgique ?

L’insalubrité n’est pas une impression, c’est une décision administrative. Le plus souvent, tout part d’une enquête de salubrité déclenchée par une plainte de locataire, un signalement de voisin, un passage des pompiers ou un contrôle régional. Sur la base du rapport, le bourgmestre peut prendre un arrêté d’insalubrité au titre de ses pouvoirs de police, avec déclaration d’inhabitabilité, interdiction d’occuper ou de louer, mesures de sécurité immédiates et délais pour exécuter des travaux.

Les Régions interviennent en parallèle. En Wallonie, les enquêteurs régionaux évaluent les logements au regard du Code wallon de l’habitation durable. À Bruxelles, l’inspection régionale du logement veille au respect du Code bruxellois du logement et peut interdire la mise en location d’un bien non conforme. Pour le propriétaire, le résultat est le même, un document officiel qui change le statut juridique de la maison, se transmet avec elle et ne disparaît qu’après remise en état constatée.

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Les critères qui font basculer un logement

Les deux codes régionaux définissent des exigences minimales dont la violation peut rendre un logement inhabitable ou interdit à la location. Les grands classiques :

  • une stabilité compromise par des fissures structurelles, des planchers affaissés ou des escaliers dangereux
  • une étanchéité défaillante, entre toiture qui fuit, infiltrations, humidité ascensionnelle généralisée et moisissures
  • des installations électriques ou de gaz dangereuses
  • l’absence d’équipements de base comme un point d’eau, un WC, la possibilité de chauffer et de cuisiner
  • une ventilation et un éclairage naturel insuffisants
  • des surfaces trop petites ou des hauteurs sous plafond inadaptées à l’occupation, jusqu’au surpeuplement

Un seul critère gravement défaillant peut suffire. Et ces pathologies se nourrissent entre elles. L’humidité attaque l’électricité, qui devient dangereuse, ce qui aggrave le constat d’enquête. Une maison qui bascule dans l’insalubrité y reste rarement au même niveau, elle s’enfonce.

La double peine du propriétaire

Un arrêté d’insalubrité place le propriétaire dans un étau. D’un côté, les revenus disparaissent. L’interdiction de louer coupe les loyers, et un logement inhabitable ne peut évidemment pas être occupé par son propriétaire non plus. De l’autre, les charges explosent. Il faut réaliser des travaux souvent structurels dans les délais de l’arrêté, provisionner d’éventuelles amendes et parfois contribuer au relogement des locataires, sans oublier le précompte immobilier et l’assurance qui continuent de courir sur un bien qui ne rapporte plus rien.

Le nœud du problème est presque toujours financier. Les travaux exigés se chiffrent en dizaines de milliers d’euros, et aucune banque ne prête volontiers sur un bien frappé d’arrêté. Beaucoup de propriétaires héritent d’ailleurs de la situation, avec une maison familiale reçue en succession, dégradée par des années sans entretien, qu’aucun héritier n’a les moyens d’assainir. Attendre n’arrange rien, puisque chaque mois aggrave l’état du bâtiment et le risque de sanction.

Votre bien est dans ce cas ? Voyez ce qu’il peut rapporter.

Nous achetons malgré l’arrêté, et nous assainissons

L’insalubrité est un chantier, et les chantiers sont notre quotidien. Nous achetons des maisons sous arrêté du bourgmestre, avec interdiction de louer, humidité généralisée, mérule ou installations condamnées, en l’état strict et en toute connaissance de cause. L’arrêté est intégré dans notre analyse dès le départ, le coût de l’assainissement complet entrant dans le calcul de l’offre ferme que vous recevez par écrit sous 48h. Y figurent la valeur que le bien atteindra une fois remis aux normes, le budget de chaque poste de remise en état et notre marge.

Pour vous, la mécanique change tout. Aucune banque à convaincre, puisque nous payons sur fonds propres. Aucun certificat ni rapport à financer de votre poche, aucun vidage à organiser, aucune commission. Le compromis peut se signer la semaine qui suit l’offre et l’acte notarié intervient en quatre à six semaines. À partir de là, l’obligation de travaux, les échanges avec la commune ou la Région et la levée de l’arrêté deviennent notre affaire, plus la vôtre.

Si votre maison est dégradée sans être passée par la case administrative, le sujet relève plutôt de notre page sur la vente d’une maison avec de gros travaux. Et si le bien se situe dans une des 19 communes de la capitale, notre équipe couvre tout Bruxelles, où les contrôles de l’inspection du logement se sont nettement intensifiés ces dernières années. Côté wallon, nous reprenons les mêmes dossiers en Brabant wallon et dans la province de Liège, où les enquêteurs régionaux se montrent tout aussi attentifs. Dans tous les cas, un appel suffit pour savoir en 48h ce que votre bien vaut, arrêté compris.

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Autres situations que nous débloquons

Vos questions sur cette situation

A-t-on le droit de vendre une maison frappée d’un arrêté d’insalubrité ?

Oui. Aucun texte n’interdit la vente d’un bien déclaré insalubre, à condition de ne rien cacher. L’acheteur doit être informé de l’arrêté et des mesures imposées, et le notaire le mentionne dans l’acte. Ce qui bloque en pratique, ce sont les acheteurs particuliers, effrayés par les obligations qui accompagnent le bien, et leurs banques, qui refusent de financer. Pour un acheteur professionnel qui rénove lui-même et achète en connaissance de cause, l’arrêté devient une donnée du calcul, pas un obstacle.

L’arrêté d’insalubrité s’efface-t-il automatiquement avec la vente ?

Non, et c’est un point que beaucoup de propriétaires ignorent. L’arrêté vise le bâtiment, pas la personne. Il suit le bien et s’impose au nouveau propriétaire jusqu’à ce que les travaux exigés soient réalisés et que l’autorité constate la remise en état. C’est exactement pour cela que notre modèle fonctionne. Nous reprenons le bien avec son arrêté, nous exécutons l’assainissement dans le cadre de notre rénovation, puis nous faisons lever la mesure. Vous sortez du dossier le jour de l’acte.

Qu’est-ce que je risque en louant un bien déclaré insalubre ?

Beaucoup. Mettre ou maintenir en location un logement frappé d’une interdiction constitue une infraction, passible d’amendes qui peuvent être lourdes, avec en plus le risque de devoir contribuer au relogement des occupants et de voir le bail attaqué. À Bruxelles, l’inspection régionale du logement contrôle et sanctionne ; en Wallonie, communes et Région se partagent la surveillance. Si vous êtes dans cette situation, cessez la mise en location et parlez-nous du bien, car vendre en l’état vaut mieux qu’accumuler les sanctions.

La commune peut-elle m’imposer les travaux si je n’ai pas l’argent ?

L’arrêté fixe des mesures et des délais, et l’absence de moyens financiers ne suspend ni les uns ni les autres. Si rien n’est fait, l’autorité peut prononcer des sanctions, interdire l’occupation, voire faire exécuter certaines mesures d’office aux frais du propriétaire. La dette s’ajoute alors à un bien déjà dévalorisé. Vendre à un acquéreur qui reprend l’obligation de travaux coupe cette spirale. Le produit de la vente vous revient, le chantier devient le nôtre.

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